Critique radicale de Bouteldja

On remarquera par exemple que l’antisémitisme de Houria Bouteldja[4] et celui d’Alain de Benoist se rejoignent sur de nombreux points, et que ces deux tendances partagent des principes « épistémologiques » souvent analogues.

Le raciste « culturaliste », aujourd’hui, qui est un exemple typique de maîtrise dépossédée, formule implicitement un seul souhait, quoiqu’il l’ignore lui-même : « venez abolir mon pseudo-pouvoir et ma pseudo-souveraineté, semble-t-il dire, mes mensonges et mes inversions idéologiques, car je ne peux plus me souffrir moi-même ».

Alain de Benoist, par exemple, en affirmant aujourd’hui simultanément, et de façon contradictoire, une idéologie raciste (et patriarcale) et une position prétendument anticapitaliste, explicite ce genre de désirs d’auto-abolition du dominant d’aujourd’hui.

Cela est devenu un devoir, à double sens, que de réaliser ces souhaits inconscients de tels individus puérils et immatures, qui formulent aussi explicitement leurs désirs d’être dépossédés de leur pseudo-puissance, au point qu’ils voudraient, inconsciemment, n’être jamais nés.


publié le 6 juin 2018